mardi 6 octobre 2009

Cristal de roche

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lundi 5 octobre 2009

Les cristaux

Le sens ésotérique  des pierres

ATELIER DE LITHOTHERAPIE (Soins par les pierres)


Les pierres précieuses fascinent les regards. Leur beauté et leur rareté s’ajoutent à leurs qualités d’inaltérabilité et de dureté. Leurs feux provoquent un enchantement et chaque pierre, précieuse ou rare, a son caractère propre. Ce sont des œuvres de la nature, uniques et mystérieuses par leur composition chimique et leur rayonnement subtil. L’inclusion de corps étrangers, ou la proximité d’oxydes au moment de leur formation, va donner aux pierres des couleurs et des caractéristiques très particulières qui vont conditionner leur énergie.

Le chrome donne au béryl commun la couleur verte de l’émeraude, mais certaines pierres prendront des couleurs irisées. Suivant l’éclairage, la pierre peut changer sa gamme colorée comme l’alexandrite qui, verte à la lumière du jour, devient rouge à la lumière artificielle. Le diamant reste la référence pour sa dureté et son éclat.

L’homme depuis toujours, admire ces joyaux qui recueillent la lumière, la captent et la renvoient. Pline l’Ancien a parlé de leur personnalité et de leur étrange énergie. Il s’est interrogé sur leur secrète architecture qui révèle un monde merveilleux et caché.
La nature conserve au plus profond des entrailles de la terre ces fragments d’éternité. Ainsi l’homme s’est interrogé sur cette étincelle mystérieuse qui anime des éléments très simples en fait. Le carbone, l’alumine, la silice, la chaux, le magnésium. Tous ces éléments se trouvent être des composants du corps humain. La terre est le creuset, la matrice où naissent les pierres et cette élaboration de plusieurs millions d’années a toujours impressionné les hommes sensibles aux puissantes et subtiles énergies de pierres.

Par la grotte, géode et matrice, le soleil pénètre le monde minéral. Dans cette montagne solaire, la rosée cristalline engendre la pierre précieuse qui devient ainsi l’aboutissement d’un état. Ainsi, les pierres se trouvent à des points bien symboliques dans le système nerveux de la planète. Dans un texte bouddhique très ancien, le Gandhamâdana, l’une des quatre montagnes d’or enferme en son centre la grotte des gemmes. L’arbre Manjâsaka produit toutes les fleurs aquatiques et terrestres et se couvre d’une poudre éblouissante de pierreries. Ses racines plongent dans l’eau du lac Anavapata et sous son ombre, les hommes en voie d’évolution se livrent à la méditation, outil de l’éveil spirituel.

Ces gemmes étincelantes sont des étoiles. Elles peuvent être détachées du trône céleste pour être mises à la disposition des hommes. Elles sont l’image du soleil et reliées par leur nature à la lumière de l’astre de vie. Elles sont aussi, dans la tradition ésotérique, les étoiles élémentaires et tirent leur couleur, leur forme et leur éclat de l’explosion primordiale de l’univers. L’alchimiste Alphonse Barba voit dans les pierres la représentation de l’éclat des astres.

Ce caractère sacré, lié aux pierres dans toutes les civilisations, apporte la lumière d’une conscience subtile au cœur des minéraux.
La formation des pierres peut aussi illustrer le thème alchimique. Dans l’ouvrage « le livre des mystères du ciel et de la terre », écrit par le moine Isaac, figure le mythe de la perle. Un oiseau blanc, fécondé par le soleil, plonge dans la mer ; il porte des pierres précieuses dans son flanc droit. Cet oiseau mythique se nomme « karbé-dinél » (le plus pur des oiseaux).
Les perles sont au nombre de douze, symbole de la Sion céleste.

Les pierres précieuses ne peuvent donner leur énergie et n’acquièrent la totalité de leurs vertus que si elles sont travaillées et taillées à des heures bien déterminées, ce qui a pour but d’accroître leur puissance. Ce ne sont plus seulement des pierres astrologiques, mais également des pantacles qui agissent selon l’esprit de la planète qui leur correspond. Nous retrouvons la pensée d’Eliphas Lévi qui fait participer les astres aux vertus des pierres..

Le chevalier Jean de Mandeville, alchimiste de la Renaissance, avait lui aussi consigné dans un curieux ouvrage, que « le minéral attire l’astral. »

La pierre philosophale des alchimistes correspond dans le langage sacré à la pierre qui porte le signe du soleil :

« Pierre noire, veinée de blanc et de bleu reflétant la lumière de l’astre solaire. »

Les écrivains de la Renaissance disent que les pierres précieuses portent un défi au monde des ténèbres. Nous touchons là à la dimension spirituelle des minéraux, porteurs d’une conscience et source d’enrichissement et de développement humain.

Le Graal, taillé dans une émeraude conduit à la connaissance spirituelle et à la réalisation totale de l’Etre. Les paroles d’Hermès sont elles aussi gravées sur une émeraude en forme de table. Cette émeraude qui semble être la pierre sacrée par excellence, figure dans le sceau de Salomon comme dans les fondements de la Jérusalem Sainte.

« Les pierres qui fondent le Temple, sont faites de toutes sortes de pierres précieuses. Le premier niveau est du Jaspe, le deuxième du Saphir, le troisième de la Calcédoine, la quatrième de l’Emeraude, la cinquième du Sardonyx, le sixième de la Sardoine, le septième, de la Chrysolite, le huitième du Béryl, le neuvième de la Topaze, le dixième de la Chrysoprase, le onzième de l’Hyacinthe, le douzième de l’Améthyste. La gloire de Dieu l’illumine et l’Agneau est son flambeau. »
C’est Bernard Palissy dans son ouvrage « Récepte véritable », qui définit les qualités des douze pierres de la Saint jean, formant les douze fondements de la Cité Sainte. L’ornement pectoral du Grand prêtre Aaron se compose aussi de douze pierres précieuses disposées selon trois gemmes sur quatre rangs.

Pline a cependant rangé les pierres précieuses, dans l’enseignement ésotérique, selon l’ordre suivant : Le diamant, les perles, l’émeraude. Pour Michelet : « Nulle matière ne peut rayer le diamant ; nulle émotion ne semble pouvoir le pénétrer. Il vit dans l’esprit le plus pur, inaccessible à toute sensibilité vulgaire. Il condense les forces de l’univers et crée un pont entre l’astral et l’humain ».

La gemme selon Paul Claudel est un talisman sans limites et une présence consciente, fruit du ventre de la terre, à la disposition de l’homme sur le chemin de la lumière.


Association « LE CERCLE DE JADE » -/-VENCE - 06

Les Rites Magiques de la Royauté. – Jean-pierre BAYARD – Patrice de la PERRIERE – Editions BELISANE

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